Edito du 14 novembre 2008


Par Laurent Samuel

La Présidence de Barack Obama sera-t-elle positive pour l'environnement et la planète ?


Plusieurs éléments incitent à répondre par l'affirmative :

- son programme dans ce secteur (voir le tableau comparatif des positions des candidats sur l'environnement réalisé par Plenty Magazine http://www.plentymag.com/plenty_matrix.html )

- son engagement en faveur d'une politique active de lutte contre le réchauffement climatique (voir l'article de Corinne Lepage sur son blog http://corinnelepage.hautetfort.com/ ),

- l'éventuelle entrée d'Al Gore dans son équipe (voir http://www.france-info.com/spip.php?article208498&theme=14&sous_theme=355 ),

- sa prise de position en faveur d'un Green New Deal (voir http://www.greenunivers.com/2008/11/obama-veut-une-economie-americaine-verte233/ )

Cependant, deux points de son programme énergétique se révèlent plus contestables, voire inquiétants :

- ses prises de position en faveur des agrocarburants, dénoncées par Fabrice Nicolino, membre éminent des JNE, sur son blog toujours décapant (voir http://fabrice-nicolino.com/index.php/?p=439 ).

- sa détermination à construire de nouvelles centrales nucléaires, critiquée par Laure Noualhat, membre non moins éminente de notre association (voir son blog http://environnement.blogs.liberation.fr/noualhat/2008/11/obama-le-nuclai.html ).

A la Maison Blanche, le Président Obama saura-t-il oublier qu'il était sénateur de l'Illinois, Etat qui est à la fois le plus nucléarisé des Etats-Unis, et l'un des plus importants producteurs de ce maïs qu'il veut à tout prix transformer en essence ?

En ce qui me concerne, je pense qu'il faut se garder de juger par avance et qu'il convient de donner sa chance au nouveau Président. Et cela d'autant plus que, dans sa campagne, Barack Obama a prôné les solutions « bottom up » (de la base vers le sommet) de préférence aux politiques « top down » (imposées d'en haut), et qu'il a réhabilité l'idée d'une économie régulée par l'Etat. N'empêche, sur le dossier-clé de l'énergie et de la lutte contre le réchauffement climatique, les associations et scientifiques des Etats-Unis et du reste du monde auront intérêt à rester vigilants !

Par Laurent Samuel,
vice-président des JNE

 


Cet édito, comme tous ceux de ce site, n'engage que son auteur et non pas l'association dans son ensemble.


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