SOMMAIRE :
   
  Mise à jour le :
29 octobre 2008
 

Le pari de l'écologie - Par Nadia Loddo

 

MONDIAL DE L'AUTOMOBILE 2008 -Voiture propre : l'électrique à partir de 2009 - Par Christine Virbel

  La source de la colère, du 24/10 au 13/11, expo réalisée par J. Derigny et J. C. Oliva (JNE)
 

Les droits de l'homme, condition d'un développement durable, thème de l'université d'automne de la Ligue des droits de l'homme

   
  Mise à jour le :
10 octobre 2008
 

Nantes et la biodiversité en ville - Par Myriam Goldminc

 

Lancement de la deuxième Semaine européenne pour les requins

  AGENDA :
 

Invitation à la projection débat L'eau en question, animée par Françoise Nowak (JNE) à Paris, le 16 octobre

 

Exposition La forêt primordiale, photos de Bernard Boisson (JNE), du 01/10 au 31/10 à la Ferme du Buisson (77)

 

Colloque Biodiversité, Naturalité, Humanité, A Chambéry, du 27 au 31 octobre 2008, avec la participation de Jean-Claude Génot (JNE) et Bernard Boisson (JNE)

   
  Mise à jour le :
26 septembre 2008
  Malaise sur le bonus-malus - Par Laurent Samuel
 

Le roman de Christian Bouchardy « Le fugitif de la Saint-Jean » vient de recevoir deux prix en quelques mois.

  PETITES ANNONCES
 

Offre d'emploi d'animateur scientifique

  Recherche de colocation
   
   
 
ARCHIVES :
 
 
        Un Pôle Grands Prédateurs dans le Jura  
 
 

Le pari de l'écologie

Par Nadia Loddo

(Paru sur le blog de Nadia Loddo www.metrofrance.com/viedecolo )

Qu'a-t-on à perdre à devenir écolos ? En me posant cette question j'ai repensé au pari du philosophe Blaise Pascal. Selon son raisonnement, celui qui parie sur l'existence de Dieu est forcément gagnant. Si Dieu existe, le fait d'y croire lui assurera la béatitude et les bonheurs éternels du paradis. Comme le dit Pascal « en prenant choix que Dieu est. […] si vous gagnez, vous gagnez tout ». En revanche, si Dieu n'existe pas vous ne perdez rien (ça dépend des points de vue ?).

Avec l'écologie, le pari est vraiment gagnant à tous les coups. S'il est vrai que tous nos gestes comptent (ce que je crois), nous pourrons trinquer à la nouvelle vie de la planète et on sera bien heureux d'y avoir contribué. Si jamais tout ça n'a rien changé, notre « conversion » aura au moins servi à nous rendre la vie plus belle.

D'abord parce qu'on fait des économies lorsqu'on en finit avec le gaspillage : moins d'eau, moins d'énergie, moins de nourriture… Puis parce qu'on préserve notre santé et celle de nos proches : manger des légumes de saison, si possible consommer bio, utiliser moins de produits chimiques… Mais surtout : ça rend heureux.

C'est instinctif : la nature est belle ! Pensez à la beauté d'un papillon, au goût de sel sur la peau après une baignade en mer, au crépitement des feuilles lors d'une balade en forêt l'automne... à une nuit d'amour et de pleine lune. Et n'oublions pas ce brin de satisfaction qu'on a à se sentir moins cons lorsqu'on exerce son « libre-arbitre » de citoyen et de consommateur.

Alors, vous pariez ?

Mon blog : www.metrofrance.com/viedecolo

 

 

En débat :

Suite à l'édito de Sébastien Darsy, La voiture électrique dans l'impasse, voici l'analyse de Christine Virbel, autre membre des JNE.

MONDIAL DE L'AUTOMOBILE 2008
Voiture propre : l'électrique à partir de 2009

Par Christine Virbel

A en voir les voitures bloquées dans les embouteillages sur le boulevard Victor et devant le salon de la Porte de Versailles, le Mondial de l'automobile a vraiment attiré beaucoup de visiteurs pour cette version 2008. 1 430 000 selon les organisateurs. Mais en pleine crise financière, économique et en plein changement climatique (plus de 20°C à Paris à la mi-octobre), qu'est-ce qui a bien pu attirer le public ? L'espoir. L'espoir et l'envie de voir ces voitures écologiques dont on nous parle tant et qu'on ne voit pas souvent dans la rue ni chez les concessionnaires.

Sur place, en effet, l'écologie était bien à l'honneur et un circuit des constructeurs disposant d'un véhicule « écologique » avait même été spécialement édité.

Mais premier constat, tous les constructeurs ne parlent pas de la même chose lorsqu'ils parlent de véhicule « écologique ». Pour certains, il s'agit de véhicules émettant MOINS d'émissions polluantes. Pour d'autres, il s'agit de véhicules émettant ZERO émission lors de leur utilisation. Deuxième constat : tous les modèles présentés ne sont pas forcément commercialisés, mais bonne nouvelle, pour une fois, l'attente ne sera que de quelques mois !

Quelle est donc la voiture zéro émission ? La voiture zéro émission à l'usage est une voiture électrique. Certaines sont déjà en vente depuis plusieurs années (les voiturettes sans permis par exemple), mais dans ce cas, elles ne peuvent servir qu'en ville et ont une vitesse maximum de 50km/h pour une autonomie d'environ 50 km également. Amplement suffisant pour un déplacement urbain où la vitesse est limitée et sur des trajets très courts (1 à 10 km en moyenne), ce qui représente la plupart des déplacements quotidiens à vrai dire. Un constructeur bien connu de voiturettes a vu ses ventes augmenter de 400 % en 2007 et mise sur un développement encore plus fort pour les mois à venir. Ses clients ? Des salariés qui se rendent au travail mais aussi de nouveaux clients comme les jeunes sans permis à partir de 16 ans qui optent de plus en plus pour ce type de véhicule au lieu de choisir un deux roues. Du côté des voitures électriques, il faut encore un tout petit peu de patience ! En janvier 2009, une deux place sortira des ateliers d'un nouveau constructeur : Lumeneo. Sa vitesse pourra atteindre 130 km/h pour une autonomie de 150 km. Bolloré lancera une 4 places, la B°, fin 2009 avec 250 km d'autonomie et une vitesse maximum de 130 km/h. Le carrossier Heuliez se lancera quant à lui fin 2009, début 2010 avec la Friendly : autonomie de 100 à 250 km (en fonction du nombre de batteries achetées) pour une vitesse maximum de 110 km/h. Mitsubishi parle d'un modèle pour l'Europe mi-2010 avec une autonomie de 160 km et une vitesse de 130 km maximum. Renault nous promet ses modèles pour 2011 avec deux options possibles pour recharger les batteries, soit une recharge à une borne si les batteries sont achetées, soit un échange standard dans une station dans le cadre d'un forfait mensuel. Bref, tous les constructeurs s'y mettent et des petits nouveaux se lancent aussi car « il est beaucoup plus facile de fabriquer une voiture avec un moteur électrique qu'avec un moteur thermique » indique un commercial d'Heuliez.

Où recharger les batteries ? Soit le propriétaire dispose d'un garage avec une prise 220 W (auquel cas la voiture se recharge la nuit en 7 à 8 heures ou sur le lieu de travail pendant la journée), soit il recharge son véhicule en environ 30 minutes pour une recharge complète mais aussi parfois en 10 minutes pour une recharge à 80% aux bornes électriques des villes équipées (plan disponible auprès de ces mairies). Certains constructeurs ont déjà baissé la durée de recharge complète à trois heures. Des améliorations sont donc à prévoir du côté de la durée de recharge avant même la sortie des véhicules.

La voiture électrique est pour le moment une solution concrète pour lutter contre la pollution en ville (particules, NOX et CO2). Elle permet également de faire un « plein » pour 0,50 à 1 Euro les 100 km. Certaines villes souhaitant promouvoir ce type de véhicule donnent une carte pour recharger gratuitement sa voiture et permettent aussi de stationner deux heures gratuitement.

Si la voiture électrique connaît un boom sans précédent, EDF a-t-elle la capacité suffisante pour permettre de recharger toutes les voitures ?

Sur le stand EDF du salon, on répond volontiers à ces questions : « pour le moment, aucune pénurie d'électricité n'est à prévoir car la France produit plus d'énergie qu'elle n'en consomme. C'est pour cela qu'elle vend de l'électricité à ses voisins européens. » Par ailleurs, le fait que les voitures électriques se rechargent surtout de nuit est même « opportun d'un point de vue technique car la production se fait de façon constante et la demande d'électricité de nuit permettrait d'optimiser la production. »

Une question me brûle les lèvres : « Est-ce que de nouvelles centrales nucléaires seront construites si on achète tous des voitures électriques ? » La réponse est claire : « Non, pour les mêmes raisons citées auparavant et parce que la progression des voitures électriques va se faire de façon échelonnée. »

On peut penser aussi que l'énergie libérée progressivement par le logement (45% de la consommation en France) lorsque ceux-ci seront, à terme, tous isolés peut fournir une source supplémentaire d'électricité sans nouvel investissement en centrale. La solution idéale reste toutefois de recharger les batteries des voitures électriques uniquement avec de l'électricité produite par énergies renouvelables. Ces énergies se développent en France aussi. Mais dans l'immédiat, la ressource ne manque pas. A chacun de considérer son propre cas : déplacements quotidiens ou occasionnels, peu ou beaucoup de km, chargement de la batterie de nuit, à une borne ou échange standard… Reste le problème de place pour se garer auquel seuls les déplacements à pied ou les transports en commun peuvent apporter la solution !

 

Agenda

Expo : La source de la colère au Pavillon de l'eau

Du 24 Octobre au 13 Novembre, le Pavillon de l'eau accueillera l'exposition
« La source de la colère »
, réalisée par Jerômine Derigny et Jean Claude Oliva (JNE), en partenariat avec le Conseil Général de la Seine Saint Denis.

Cette exposition raconte, en textes et en images, la révolte de la population de Ben S'Mim au Maroc. Là-bas, toute une communauté villageoise se sent menacée par la privatisation d'une source à des fins mercantiles. La source est confisquée pour être mise en bouteille.

Les photographies de Jerômine Derigny, et les textes de Jean Claude Oliva rappellent à quel point l'eau, un élément central de la vie quotidienne, est un bien précieux, dont on ne peut pas se passer.

Pour EAU DE PARIS, cette exposition est l'occasion de témoigner à nouveau de sa volonté de rendre l'eau accessible à tous.

Contacts : Carole Gourevitch, 01 40 48 98 54, gourevitch@eaudeparis.fr

 

XIV ème Université d'automne de la LDH  (Ligue des droits de l'homme)

Les droits de l'Homme, condition d'un développement durable

29 et 30 novembre 2008
Maison du Barreau
2 rue de Harley 75001 Paris (métros Pont Neuf, Cité, Châtelet, Saint-Michel)

Contact : Pavlina Novotny
Service communication LDH - 01 56 55 51 08

 

 

 

Nantes et la biodiversité en ville - Par Myriam Goldminc

Nantes est un grand territoire de 6 519 hectares qui englobe des espaces naturels, des espaces verts et des jardins privatifs, avec des enjeux de biodiversité qui démontrent une évolution des mentalités.

« À Nantes, nous veillons à ce que cet écosystème spécifique ait sa place dans la ville”, explique Maryline Guillard, Directrice de la mission environnement, chargée du développement durable à Nantes-Métropole. Cette ville traversée de part en part par l'eau de la Loire et par ces nombreuses rivières est liée physiquement à la nature. Depuis les années 70, pour lutter contre l'étalement urbain et protéger   ce patrimoine naturel,  la ville a acquis des terrains le long des  berges de la Loire et  de  ses affluents  (Sèvre nantaise, Erdre, Chézine, Cens, Gesvres...) . « C'est ainsi qu'ont été créés  dans le  cadre  d'un « schéma  d'agglomération   des continuités piétonnes au fil de l'eau »,  238 Km de sentiers , ( ils devront couvrir au final 337 km) ;   Le long de l'Erdre ( une rivière de la Loire) où l'accès direct aux berges n'a pas été possible, une promenade sur pilotis et caillebotis a été installée. Ces « couloirs » permettent des continuités écologiques entre la ville et la campagne.     Renards,  hérons  cendrés et martins-pêcheurs fréquentent ces espaces ouverts aux piétons. Chaque promenade est d'ailleurs baptisée du nom d'un animal ou d'une fleur  emblématique  du lieu,  ainsi celle de l'Erdre  est placée sous le signe du héron où il est fortement présent.   « Pour préserver et enrichir la biodiversité en ville les cours d'eau font l'objet d'un programme de restauration de la qualité de l'eau  et des écosystèmes précise » Maryline Guillard. Le programme intitulé « Neptune »  se fait à partir du diagnostic des bassins versants, des actions sont engagées pour améliorer le traitement des eaux usées des stations d'épurations, mieux prévenir les pollutions,  calmer certains des cours d'eau dont le débit torrentiel dégrade les   berges, et enfin protéger et restaurer la qualité des milieux aquatiques et des zones humides associées.   Les projets urbains   Nantais   intégrant la protection de la biodiversité et de certaines espèces menacées demeurent exemplaires .   Ainsi  le projet de  l'île de Nantes,     développé depuis 2001     par    l' Atelier de L'île d'   Alexandre Chemetoff  ,   se construit en tenant   compte de la présence d'une espèce  protégée  l'Angelica heterocarpa Lloyd ou angélique des estuaires   .  

Nantes et  sa forêt urbaine

Pour limiter l'étalement urbain et pour le bien- être  des générations futures   ,  l'agglomération Nantaise  s'est   lancée    depuis deux  ans dans  un projet ambitieux    de  création d'une  forêt urbaine. Avec l'aide de    l'ensemble   des acteurs du territoire (habitants, associations, scientifiques, collectivités...), une forêt de 1400 hectares devrait voir le jour à la place  d'anciennes  friches agricoles qui avaient  commencé à se boiser.    L'objectif est de planter à partir de 2009 , 40 hectares chaque année.  Cette forêt offrira à terme un équilibre écologique entre les  autres milieux naturels  et l'agriculture , pour former une mosaïque de milieux , tout en offrant aux habitants un espace de détente proche de la ville. Cet espace forestier est connecté aux autres corridors biologiques de la ville : la Loire,  le lac  de Grand Lieu,  la Chézine, L'ilette... 

(Myriam Goldminc)

Suivez le guide!

Nantes vient d'éditer un guide La Nature en ville faisant le point sur les questions suivantes : l'objectif zéro phytosanitaire dans l'entretien des espaces verts la faune en milieu urbain, les balades au fil de l'eau, des conseils pour jardiner sans polluer... Mieux respectée, la nature reprend ses droits sur les espaces publics, comme l'atteste le retour des herbes folles en ville, grâce à la gestion différenciée des espaces publics et cet objectif de zéro phytosanitaire et pesticides, pour tendre vers un environnement de qualité et préservé.

Expositions, visites, évènements , à Nantes

Le service des Espaces verts et de l'environnement de la Ville de Nantes ( SEVE) valorise cette année, avec “Sauvage et cultivée”, la place de la nature dans la ville, enjeu de préservation de la biodiversité en milieu urbain et gage de développement durable.

Jusqu'au 30 octobre : au Jardin des Plantes, exposition “Arts massifs” avec cette année la plasticienne nantaise Laurence Landois, dont le travail : “met en symbiose l'homme et la nature”dans une série intitulée “Vice-Versa”.

Les gorilles au Muséum de Nantes
Conférences et exposition jusqu'au –1er février 2009

L'exposition « Gorilles » tente de percer le mystère de ces grands singes mythiques . Grâce à une scénographie interactive, le visiteur devine progressivement la véritable nature des gorilles : proches cousins de l'Homme, habitants des forêts africaines, animaux à la vie sociale développée, mais aussi espèces en grand danger de disparition. Les visiteurs découvrent des gorilles pacifiques et s'interrogent sur la préservation des espèces sauvages et de leur environnement. Cette exposition pédagogique et ludique est complétée par des films et des conférences et conçue par l'Espace des Sciences de Rennes en collaboration avec le Palais de la découverte de Paris.

Horaires : Ouvert tous les jours de 10h à 18h, sauf le mardi et jours fériés.

Tarifs : 3,50 EUR
Gratuité jusqu'à 18 ans, les demandeurs d'emploi, les bénéficiaires du RMI et le premier dimanche du mois de septembre à juin.

Lieu de l'exposition :
Muséum de Nantes 12,rue Voltaire.
44000 Nantes. Accueil 02 40 99 26 20.

 

 

Lancement de la deuxième Semaine européenne pour les requins

Paris, le 6 octobre 2008 .

Aujourd'hui, un tiers des populations de requins d'Europe sont menacés d'extinction. Malgré ce constat alarmant, la pêche européenne aux requins et aux raies n'est pratiquement pas encadrée, et les avis des scientifiques qui recommandent d'instaurer certaines limites sont rarement suivis.

Shark Alliance, une coalition de plus de 55 ONG, vous invite à la deuxième Semaine européenne pour les requins qui se tient dans de nombreux aquariums, clubs de plongée et manifestations écologiques de toute l'Europe du 11 au 19 octobre 2008. L'an dernier, la pétition pour obtenir un Plan d'action avait déjà rassemblé 20 000 signatures lors de plus de 100 événements.

Cette année nous adresserons directement la nouvelle pétition à nos gouvernements respectifs pour demander un Plan d'action pour les requins qui soit réellement efficace. Et cela juste au moment crucial où ce plan longtemps attendu arrive dans ses derniers mois d'élaboration.

Le Plan d'action européen de conservation des requins, demandé par la FAO depuis 1999, devrait entraîner notamment la réduction des prises de requins et raies considérées « en danger » par l'UICN et l'annulation de la dérogation à l'interdiction du finning qui permet l'enlèvement des ailerons en mer.

Partout en France auront lieu des projections-débats- comme à Océanopolis à Brest, dans les aquariums du Croisic, du Grau du Roi ou de Trégastel - des expositions – à l'aquarium de la Porte Dorée ou de la Rochelle, toutes jusque fin octobre – des animations – les 3B de Perros-Guirec, des exemples parmi beaucoup d'autres.

Le lancement de la Semaine européenne pour les requins aura lieu le vendredi 10 octobre à Paris à l'Institut océanographique, lors d'une soirée exceptionnelle avec Bernard Séret, ichtyologue à l'IRD, spécialiste des requins. Sera projeté le film d'H. Johnson « Requins, gardiens des récifs ».

Rendez-vous le vendredi 10 octobre à 19 h 30 au grand amphithéâtre de l'Institut Océanographique, 185, rue St-Jacques, 75005 Paris.

Pour plus d'informations, contactez Nicole Aussedat  au 06 74 87 75 43
Et Bernard Séret au 01 40 79 37 38
http://www.europeansharkweek.org/content.asp?did=30863

 

 

AGENDA

 

Invitation à la projection-débat

du jeudi 16 octobre à 19h30, au 88 rue La Jonquière, 75017 Paris
(métro Guy Môcquet+ 10mn de marche - bus PC3 ou 66 - station Velib' n°17010)

Au programme de cette soirée :

Films à 19h30

Projection du court-métrage de science-fiction (5mn, 2007), réalisé par Julien Sibre.

Ce film propose une vision à la fois apocalyptique et drôle des effets du réchauffement climatique sur le comportement humain.

Projection du long-métrage de fiction Si le vent soulève les sables (96mn, 2007), réalisé par Marion Hänsel.

Dans un pays d'Afrique non “localisé” en proie à la guerre, une famille part à la recherche de l'eau qui manque dans son village...

Après la projection 

Echange avec la salle sur le thème l'accès à l'eau et la qualité de l'eau en France et dans les pays du “Sud ”   

Débat animé par Françoise Nowak (JNE), entourée des deux réalisateurs (sous réserve) et de plusieurs spécialistes de l'eau:

•  Denis Desille, au titre de l'association “Programme Solidarité Eau"
•  Laurent Chabert d'Hieres, directeur de l'association “Eau Vive”
•  Jean-Pierre Tabuchi, au titre de l'Agence de l'eau Seine-Normandie

Ce programme a été élaboré avec le concours des associations “Art fertile”, “L'Eau est le pont” ainsi que celui de la Société européenne des réalisateurs de l'environnement. Les échanges se poursuivront autour d'un buffet au cours duquel vous pourrez notamment exercer vos papilles à comparer différents types d'eau. L'entrée est libre mais il est recommandé vivement de réserver ses places au 01 42 29 78 79.

 

 

 

Exposition La Forêt Primordiale
Photographies de Bernard Boisson (JNE)

L’exposition est du 1er au 31 octobre à la médiathèque de la ferme du Buisson
Allée de la ferme -77186 Noisel. Tel : 01.60.37.78.78. www.valmaubuee.fr. Tous
les jours de 14h à 18h sauf lundi et dimanche. Ouvert le mercredi et samedi
matin à partir de 10h.

Beaucoup de gens confondent « nature » et « verdure », mais la découverte de
forêts sauvages en France ou en Europe, nous amène à réviser nos clichés préétablis. Même nos parcs nationaux et nos réserves naturelles dans beaucoup de cas n’ont pas de forêts authentiquement naturelles, c'est-à-dire totalement inexploitées par l’homme. Seulement 30% des réserves naturelles forestières françaises demeurent sans exploitation sylvicole, et à priori moins de 1% des parcs nationaux, sachant que pour ces derniers, il n’y a pas encore eu d’inventaire de fait. D’après un rapport du WWF, à peine 1% de la forêt française est bien protégé, ce qui reste en deçà des objectifs européens.
Le point le plus marquant concernant la forêt sauvage s’illustre par le déroulé complet du cycle des arbres, de la jeune pousse, en passant par le vieil arbre creux, jusqu’au bois mort. Le bois mort par le fait qu’il délivre la nourriture et l’habitat pour plein d’espèces, constitue un support indispensable pour 30% de la biodiversité forestière.
C’est parfois des parcelles forestières privées laissées à l’abandon, et sans statut de conservation pour pérenniser leur état de nature qui peuvent présenter plus d’intérêts que des réserves « naturelles » ou « biologiques » récemment créées. L’ensauvagement d’une forêt ne conduit pas non plus à une friche impénétrable. Il est plus facile de déambuler dans une forêt primitive que dans un champ délaissé depuis 5 ans. Mais les forêts sauvages n’ont pas d’intérêts seulement pour les naturalistes.
Dans ces lieux, nous nous apercevons que nous pouvons éprouver des impressions, sensations, sentiments, totalement méconnus dans nos villes, dans nos campagnes et même dans les forêts exploitées.

Il y a d’autres intérêts que les argumentaires scientifiques pour conserver ce type de lieux :
- Libérer nos sensibilités du conditionnement de l’homme par l’homme.
- Permettre à la sensibilité humaine de connaître un développement complet et
authentique là où elle reste atrophiée dans les univers artificiels et
virtuels.
- La nature sans l’homme est le meilleur espace pour notre recentrement
civilisateur, car il donne à la pensée un recul sans pareil entre l’état premier
du vivant et la destinée humaine.

Bernard Boisson
Contact auteur : foretprimordiale@free.fr

 

 

Colloque Biodiversité, Naturalité, Humanité,

Repenser la relation à la nature pour inspirer la gestion des forêts

Chambéry, du 27 au 31 octobre 2008

Des tables rondes pour explorer le sentiment de nature sauvage et les pratiques de gestion de la forêt, avec la participation de Pascal Picq, paleoanthropologue, Bernard Boisson, photographe (JNE), Jean-Claude Génot, docteur en écologie (JNE)… et une exposition des gravures de Robert Hainard, ainsi que la projection du film de Laurent Charbonnier « Un homme près des blaireaux ». Un colloque organisé avec le soutien du WWF. Programme complet sur : www.naturalite.fr

 

 

 

Malaise sur le bonus-malus

Par Laurent Samuel
(Article paru sur son blog http://laurent-samuel.over-blog.com/)

Chaque matin, ou presque, c'est la même chanson. Un quotidien annonce une liste de produits de consommation courante qui - cette fois-ci, c'est sûr - vont être soumis au système du bonus-malus, ou son extension à d'autres secteurs comme l'électricité. La "nouvelle" est reprise en boucle sur les radios et les télés d'info continue. Puis le ministère de l'Ecologie dément l'information.

Avec à chaque fois, ce rappel : aucune liste ne sera donnée à l'avance afin d' éviter les effets de report des achats jusqu'à la mise en application du bonus-malus, comme cela a été le cas pour les voitures, causant le trop fort succès du système... Et son coût imprévu pour les finances publiques, alors qu'en principe, l'argent dépensé pour les bonus est équilibré par celui récolté grâce aux malus.

Si basiques soient-elles, de telles considérations semblent échapper à l'entendement de journalistes, pour la plupart non spécialisés en environnement, et plus préoccupés par la course au scoop (pour positiver, cela confirme que l'environnement est désormais un sujet "vendeur" !) que par la véracité des informations.

Il serait instructif de savoir d'où viennent ces fuites. Coup de Bercy et/ou de députés UMP pour torpiller la fiscalité verte prônée par JLB (Borloo) et NKM ?

En tout cas, cette cascade de fausses annonces suscite la confusion dans l'esprit des consommateurs, prêts à faire des gestes pour l'environnement, mais qui risquent de se décourager, et dont le specticisme vis-à-vis de la presse se trouve ainsi renforcé.

Mais, surtout, cette intox fait le lit de la campagne de certains députés UMP, qui dénoncent avec mauvaise foi un prétendu accroissement des taxes et impôts au nom de l'environnement, et en profitent, dans la foulée, pour rejeter le Grenelle de l'environnement dans son ensemble. Alors qu'au contraire, le bonus-malus est un système qui, bien mené, ne coûte rien aux finances publiques, et qu'un des grands axes du Grenelle est le développement (durable bien sûr) des activités et produits respectueux de l'environnement.

Epilogue provisoire : dans le Monde daté du 19 septembre, Jean-Louis Borloo annonce un report de la mise en application du dispositif. Le temps de réaliser des études d'impact sur chaque catégorie de produit. Enterrement en douceur, ou délai salutaire pour imposer un« concept révolutionnaire », qui, selon le ministre de l'Ecologie, bénéficie du soutien du Président de la République ?

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

L'aventure continue pour le fugitif de la Saint-Jean , le roman de Christian Bouchardy (JNE) paru aux Editions De Borée. Après le prix du meilleur roman au festival Chapitre Nature en mai 2008, Christian Bouchardy vient d'obtenir le prix littéraire des Grands Espaces décerné par l'Association Terre de Beauce en partenariat avec le Conseil Régional du Centre et le Conseil Général d'Eure-et-Loir.

Ce deuxième prix d'envergure nationale confirme le succès de ce premier roman dont l'intérêt ne faiblit pas depuis sa sortie en novembre 2007.

Le jury prestigieux composé entre autres de Jacques Camus Pdg de la République du Centre, de Jean-Jacques Ponçon écrivain et de Jean-Pierre Coffe a récompensé pour la première fois un livre dont la trame se déroule en France, malgré un cru très relevé.

L'audience du fugitif de la Saint-Jean a pris un essor national grâce au bouche à oreille chaleureux des lecteurs et au choix des libraires et bibliothécaires qui ont en fait leur coup de cœur .

 

Petites annonces

OFFRE D'EMPLOI

ANIMATEUR SCIENTIFIQUE - VACATAIRE

Année scolaire 2008-2009

L'association ICARE a pour objectif la diffusion de la culture scientifique et technique. Elle s'est spécialisée dans les animations sur sites (écoles, bibliothèques, centres de loisirs et de vacances…).

Définition du poste

La personne devra concevoir et encadrer des ateliers scientifiques pour des enfants 6-12 ans.

Profil exigé

Formation scientifique. Bac+3 (physique, astronomie, archéologie, science de la vie …)

Si possible expérience en animation.

Contrat

CDD octobre à juin
Atelier de 30 séances (1 séance/semaine, 16h30 à 18h).
Possibilité d'animer plusieurs ateliers (lundi, mardi, jeudi, vendredi).
Rémunération : 31 € net par séance (transport compris).

Envoyer C.V. à : Association ICARE 0140181467
Alain MATHIS
74 allée Darius Milhaud 75019 Paris

 

Recherche de colocation

Lillois, qui s'apprête à intégrer la direction du développement durable et des relations institutionnelles au Courrier de La Poste, cherche studio ou colocation à Paris à partir de la mi octobre.

Contact : Pierre Salcio : psalcio@gmail.com

 


Retrouver dans cette rubrique
toutes les actualités nationales
de l'année 2007 et les années précédentes, classées par ordre chronologique.